Basil Segalen, Co-fondateur de l’entreprise Timescope nous parle des différents produits proposés par l’entreprise et de la place du numérique dans son secteur d’activité.

 

  • Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel? Avez-vous toujours utilisé les outils du digital?

J’ai travaillé pendant 6 ans chez BNP avant de lancer l’entreprise Timescope. Je m’occupe des Social Media donc j’étais déjà dans le digital.

 

  • Présentez le produit brièvement

Timescope est une start-up dédiée aux expériences de réalité virtuelle qui est née pour offrir une expérience immersive. Nous proposons aux visiteurs d’entrer en immersion dans un environnement 3D réaliste qui représente un lieu à une autre époque.

Le premier produit est le Timescope one qui est un outil de réalité virtuelle destiné à une utilisation extérieur. Par la suite nous avons également développé le Timescope mini plus orienté pour une utilisation interieur. Nous avons plusieurs projets en cours également, comme par exemple des applications qui permettront aux clients de nos clients de vivre une expérience enrichissante via leur smartphone.

 

  • Un seul smartphone suffira ou faudra-t-il avoir un masque de réalité virtuelle?

Le smartphone sera suffisant, nous travaillons avec l’immersion totale et non pas avec des casques mais il faudra encore attendre quelques mois avant de pouvoir avoir les applications sur votre téléphone.

 

  • Comment l’idée de Timescope vous est-elle venue?

L’idée nous est venue lors d’un voyage. Avec mon meilleur ami, Adrien Sadaka, nous sommes allés visiter les ruines de Pompéi mais à la fin de la visite nous étions déçus de ne pas avoir pu voir l’intégralité de la ville. Il était difficile de nous imaginer comment pouvait être le le site à l’époque. Maintenant, on visite les sites historiques avec la présence de touristes vêtus de la même manière que nous et il est donc plus difficile de se représenter et de se plonger dans ce qui était le site à l’époque dont le guide ou les écrits nous parlent. Nous avons donc voulu aider les visiteurs à se représenter la situation de l’époque.

 

  • Qui sont vos principaux clients?

Nous avons plusieurs clients, le plus souvent il peut s’agir des communes, des villes, des offices, des musées et acteurs culturels ainsi que des CRT et des départements. Nous travaillons principalement en BtoB et pour des lieux fréquentés par le grand public, des lieux touristiques et des lieux urbains. Nous faisons également partie de projets d’urbanisme.

 

  • Comment réalisez-vous les films?

Nous recherchons dans les différentes archives toutes les informations nécessaires que l’on confronte par la suite avec celles de nos clients. Nous réalisons par la suite des films 3D en fonction de ses informations.

 

  • Que vous évoque la digitalisation dans le secteur touristique?

 Le digital est une notion très large. Selon moi, pour que la digitalisation persiste dans le tourisme il faut savoir l’utiliser au service des sens. Dans ce secteur beaucoup de choses ont déjà été inventées et beaucoup doivent encore l’être.

 

  • Quelles compétences sont nécessaires pour accompagner le développement digital?

Je pense qu’il est nécessaire d’être curieux et d’avoir de la passion. Il faut également avoir la volonté d’utiliser le digital à notre service.

 

  • Ne pensez-vous pas que les personnes préfèrent vivre les expériences en réel plutôt qu’en virtuel?

Tout d’abord, il faut savoir qu’une étude neurologique montre que la réalité augmentée fait appel à la part de souvenir de notre cerveau donc si tu lis ce qui s’est passé à Bastille sur un morceau de papier tu vas moins t’en rappeler que si tu le vis grâce à la réalité augmentée. Donc la réalité virtuelle permet de transmettre davantage d’informations qu’un guide papier.

Après je ne pense pas que le digital doit remplacer le réel, je pense que les deux peuvent coexister et que le digital doit être un complément des expériences virtuelles. Nous avons besoin de vivre des expériences qui évoquent nos sens et donc de les vivre en « vrai » et le digital permet de vivre d’autres expériences.

 

  • Pensez vous un jour faire des voyages virtuels?

Il y a encore tant à prendre dans ce secteur et si les projets nous intéressent on ne se ferment à rien. Cela dépend également des projets à venir et de nos clients.

 

  • Comment se porte votre entreprise face au covid?

Nous essayons de tirer les bonnes nouvelles de cette crise, une crise qui espérons passera rapidement. Dans notre cas, si nous regardons d’un point de vue positif on peut dire qu’elle nous a permis d’accélérer les pratiques de la réalité augmentée aux service des gens.