Skyzup
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Interview de Robin Lelièvre, créateur et fondateur de Skyzup

Grâce à des vues panoramiques à 360º, partez à la découverte des paysages époustouflants des îles antillaises.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Robin Lelièvre, j’ai 33 ans.

Je suis entrepreneur depuis maintenant une quinzaine d’années, dès l’adolescence je savais que je m’orienterais dans cette direction. Je développerais mon parcours professionnel plus précisément à la 3ème question mais pour faire court, je suis parti perfectionner mon anglais et j’ai fait ma licence à l’étranger. Ensuite, je suis allé en Martinique où j’ai fondé mon entreprise Drone Caraïbes dont je suis dirigeant depuis 2014. Nous avons été les premiers à proposer des prestations en drone civil pour les professionnels. Mon parcours est créatif et entrepreneurial, j’aime créer mes propres outils et entreprises.

 

En quoi consiste Skyzup ?

L’idée m’est venue à mon arrivée en Martinique. Je peinais à trouver un outil pratique et facile d’utilisation pour s’orienter, découvrir et visiter les lieux touristiques. Comme j’avais déjà développé mon entreprise Drone Caraïbes ici, pourquoi ne pas utiliser de nouveau cette technologie. A l’époque, j’étais déjà capable de proposer des visites virtuelles et je me disais que le drone était un moyen parfait pour cela. J’ai commencé à cartographier la Martinique, les plages, les villes, les plus beaux endroits et aussi les moins connus. Nous avons trouvé le nom en essayant de chercher quelque chose d’assez aérien et de disponible sur le marché des marques. L’idée générale est de proposer un outil qui aide les voyageurs à mieux s’orienter mais surtout qui aide les professionnels du tourisme à mieux présenter leurs offres : avec de l’image, de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée, de la 3D, de la gamification. Le projet a bien avancé depuis et on se rend compte que les acteurs du tourisme ont besoin de ces outils pour faire leur communication, leur marketing, etc.

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

J’ai fait un Bac ES à Angers ensuite, je suis parti à Londres pour apprendre l’anglais et avoir une expérience à l’étranger. Après cela, j’ai fait une école de commerce à Bangkok. J’ai suivi un programme de leadership international et je suis resté 2 ans de plus pour travailler en freelance. J’ai fait du marketing digital, du développement de sites internet, de la photo, de la vidéo. Travailler dans une entreprise audiovisuelle m’a permis de voir comment sont élaborées les publicités.

Comme dit précédemment, je suis ensuite parti en Martinique pour entreprendre de nouveaux projets.

 

Avez-vous toujours été passionné ou adepte du digital ?

Oui, je pense que j’ai été assez précurseur à mon âge. J’étais adolescent et je faisais partie des early-adopter, personne n’avait de téléphone portable, encore moins de smartphone, internet n’était pas encore très développé. Je faisais donc partie des premiers à avoir un téléphone portable, c’était génial de pouvoir appeler et envoyer des textos en même temps. Déjà tout petit, mon père avait une caméra donc j’étais toujours dans les photos et la vidéo. Assez rapidement, je me suis également acheté une caméra pour faire des vidéos et photos à l’internat, au collège, au lycée, etc. J’ai toujours eu un intérêt pour le digital et j’ai rapidement perçu le potentiel d’utiliser ce digital pour trouver des solutions à certains problèmes.

 

Comment l’idée de fonder Skyzup vous est-elle venue ?

Je l’ai déjà un peu expliqué au travers des questions précédentes. Le mix de technologie drone c’est-à-dire de pouvoir mettre un appareil photo un peu partout dans les airs à moindre coût est quelque chose de possible aujourd’hui depuis environ 2014. J’ai repéré les nombreuses possibilités qu’offrait cette technologie. La réalité virtuelle et la réalité augmentée sont deux technologies qui arrivent progressivement dans nos vies et qui vont devenir assez standards notamment lorsque nous aurons la possibilité de faire des choses dans le métavers, ces technologies vont apporter quelque chose de plus. Je pense que toutes ces technologies m’ont fait prendre conscience qu’il y avait énormément d’applications à imaginer avec. Plus je développe cette idée et plus je me rends compte que cela peut être applicable à beaucoup d’autres domaines outre le secteur touristique et que le potentiel est encore plus important.

 

Que pensez-vous de la digitalisation du secteur touristique ?

Cette digitalisation a un fort potentiel, un gros marché est en train de s’ouvrir. Les acteurs du tourisme n’ont pas forcément tous pris le virage du digital, il y a encore du travail. L’État propose des aides aux entreprises, notamment du secteur touristique, pour se digitaliser, faire des sites internet, etc. Les professionnels et les voyageurs ont encore du mal à utiliser totalement le digital pour le tourisme. Je pense qu’il va y avoir une partie qui sera digitalisable et une autre partie qui ne le sera pas car le voyage en soi n’est pas le même quand il s’agit d’un voyage digital ou d’un voyage réel. Je veux défendre un tourisme vrai, réel, authentique, à la rencontre des gens et des territoires. Je ne pense pas que le virtuel puisse proposer tout cela réunit mais il peut largement aider.

 

Votre entreprise est-elle plus populaire à la suite de la COVID ?

J’étais en lancement, Skyzup n’a jamais été lancé. Actuellement, je suis en plein lancement commercial. Je pense que la COVID n’a pas été quelque chose de bénéfique à court terme, dans ma phase de développement, dans le sens où cela ne m’a pas aidé notamment financièrement. Toutefois, je pense qu’il y a eu une prise de conscience dans le secteur touristique sur la digitalisation. Je vais potentiellement plus facilement vendre mes prestations dans les prochains mois, dans les prochaines années parce qu’il y a eu la crise sanitaire. Je dirais que la COVID m’a davantage influencé à la digitalisation et donc au succès de Skyzup.

 

Comment est composé votre portefeuille client ?

Pour l’instant, je cible les professionnels du tourisme, les institutions publiques comme les Offices du Tourisme, mais aussi les parcs à thèmes, les musées, tous les lieux où le public peut trouver du divertissement ou de l’information touristique. Je cible aussi les villes, là où les personnes vont en vacances etc.

Chez les privés, il y a aussi des choses qui commencent à devenir intéressantes. Plus je me renseigne et plus je vois que les opportunités sont énormes avec les acteurs privés. Je dirais que mon portefeuille client va être 70% d’institutionnels et 30% de privés mais la tendance risque de s’inverser dans les prochaines années.

 

Comment voyez-vous l’avenir pour Skyzup ?

Pour ma part, je vois l’avenir très ambitieux. J’aimerais faire de Skyzup une entité internationale, disponible dans plusieurs langues pour que le monde entier puisse profiter de l’innovation que je propose. Je dirais que les trois prochaines années vont être la concrétisation de mon travail que j’ai réalisé ces dernières années, et surtout ces derniers mois qui ont été intenses et qui m’ont permis de passer à l’étape supérieure. D’ici quelques années, j’espère pouvoir faire partie du French Tech 120, du Next 40 et peut-être des Licornes qui sont valorisées à plus d’1 milliards de Dollar. Ce n’est pas un but en soi mais la valorisation d’une entreprise et d’une innovation permet de faire davantage de choses. Je pense qu’avoir un modèle qui tient la route permettra de défendre des valeurs et un certain type de tourisme, de métavers, de collecte de données en France et en Europe. J’ai envie de participer à cela et d’avoir une entreprise qui est prospère, bien valorisée et qui embauche des gens créatifs et enthousiastes, me donne beaucoup d’excitation. J’ai vraiment envie de pousser cette entreprise pour qu’elle devienne quelque chose de grand.

 

Avez-vous des projets en développement ?

Effectivement, le projet Skydor est en développement. Ici, l’idée est d’installer un portique, comme à l’aéroport, dans un lieu de passage intérieur ou extérieur. Le prototype est pour l’instant prévu en intérieur. Le portique est sans technologie, sans capteur, sans branchement, pas de lumière, pas de son, etc. Toutefois, pour vivre cette expérience, il faut avoir un smartphone. Le concept est de permettre à toutes les personnes qui vont passer à côté du portique, d’avoir accès à une application web ou une application à télécharger. On voudrait essayer de tout faire en version web, car cela sera plus simple et plus direct, mais la technologie n’étant pour l’instant pas prête nous sommes obligés de faire une application dédiée. La personne autorisera l’application à ouvrir la caméra du smartphone et une fois que l’objectif de la caméra sera en face de la Skydor, une porte virtuelle (sur l’écran du smartphone) apparaitra. Un monde virtuel va venir s’ouvrir, lorsque l’usager marchera et traversera le portique physiquement, il entrera dans un monde virtuel en 360° ou 3D. Il sera possible de découvrir tous types d’univers comme une destination, un lieu qui n’est pas visitable physiquement, un monde fantastique que quelqu’un aurait imaginé et bien plus encore. Au-delà du tourisme, on peut proposer quelque chose d’immersif à moindre coût avec ce qu’on a tous dans la poche aujourd’hui : le smartphone. La Skydor n’a pas été imaginée pour que les gens mettent un casque de réalité virtuelle, on veut faire quelque chose de simple, accessible à tous, et abordable surtout. Pour l’instant, nous avons cartographier les côtes françaises et des Antilles, la Vallée de la Loire. Nous avons collecté plus de 1000 panoramiques aériens, ce qui nous permet d’avoir une base de données très intéressante et fournit, pour proposer dans un premier temps, la découverte du territoire français comme les littoraux. On va proposer de vendre cette Skydor et d’utiliser notre contenu. Si le client veut faire ses propres contenus ou qu’il en a déjà fait avec d’autres producteurs, qu’ils sont en 360° ou 3D, il pourra les intégrer à la Skydor et décider ce qu’il veut avoir comme expérience.

Une autre utilisation possible serait par exemple, pour un zoo. S’il souhaite faire visiter l’habitat naturel des animaux qui sont dans le zoo, il pourrait utiliser la Skydor, qui sera disposée dans le parc, afin de découvrir l’environnement dans lequel le rhinocéros, la girafe ou le singe vit. Le but est de faire de la pédagogie en montrant les conditions de vie de ces animaux. C’est une possibilité que je n’avais pas envisagé au départ car ce n’est pas directement pour la promotion du territoire mais c’est une proposition qui m’a été faite. Une autre proposition m’a été faite dans le domaine du recrutement. Il est difficile pour le recruteur de recruter, les entreprises ont du mal à faire comprendre aux jeunes diplômés à quoi correspondent leurs métiers. La Skydor serait une option afin de découvrir l’environnement d’une entreprise ou d’un secteur plus simplement.

Robin Lelièvre
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