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Interview de Thomas _ cofondateur de Weekendr

Weekendr est spécialisé dans l'organisation de court séjours pour les personnes qui ne savent pas quelle destination choisir. 

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Weekendr, Des destinations pour vous

 

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  • Parle nous de toi et de ton parcours scolaire 

Je m’appelle Thomas, je suis le cofondateur de Weekendr. J’ai fait une licence économie et gestion avant de passer des concours en parallèle afin d’intégrer le DEC, une école de commerce. À la fin de mes études de commerce j’ai fait la formation Le Wagon, qui est une formation qui apprend à coder. C’est lors de cette formation que j’ai rencontré Maximilien, mon associé et ou le projet Weekendr à commencer à voir le jour. Ça va faire bientôt deux ans. On a levé des fonds une semaine avant le premier confinement et l’aventure continue.

 

  • Y a t’il d’autres personnes qui travaillent avec toi en dehors de Maximilien ?

Oui, en plus de Maximilien et moi, il y a 5 autres personnes qui travaillent avec nous. Nous sommes 7 au total chez Weekendr. 

 

  • Comment fonctionne Weekendr ? Quels sont les services que vous proposés ? 

Weekendr s’adresse principalement aux personnes qui veulent partir pour un court séjour touristique, c’est-à-dire entre 2 à 4 jours mais qui ne savent pas où ils veulent partir. On ne s’en rend pas compte mais c’est une problématique qui touche pas mal de personnes. Aujourd’hui la plupart des sites de voyage sont faits pour des personnes qui savent à peu près et quand ils veulent partir mais ceux qui ne savent pas sont obligés de multiplier leurs recherches pour trouver ce qui leur correspond. Notre but est donc de réinventer l’agence de voyages et d’aider ces personnes-là à trouver des destinations et des dates qui leur correspondent en fonction de leurs envies et de leurs contraintes.

En ce qui concerne le fonctionnement, nous on va chercher les comparateurs d’offres de transports et d’hébergements, en avance de phase, puis on vas demander au client quelles sont ses envies, quelle est sa ville de départ, à quelles dates à peu près il aimerait partir, pour quelle durée et s’il a des idées de destinations ou s’il a une destination en particulier et après notre moteur va chercher quelles sont les meilleures offres qui correspondent à sa demande, parmi les offres qu’on avait déjà repérés auprès des comparateurs.

Notre travail est de faire des dizaines de milliers de recherches auprès des comparateurs, pour éviter au client de le faire lui-même, ce qui serait impossible à faire.

 

  • Quelle place accordez-vous au digital dans votre activité ? 

Notre activité est totalement digitalisée à 100%. Ce qui nous a poussé à créer Weekendr au début, c’est qu’on s’était rendu compte qu’on était devenu nos propres agences de voyages. Il y a 20 ans on rentrait dans une agence de voyages, on nous aidait à composer notre voyage et aujourd’hui ça a presque disparu sauf pour les personnes aisées. Maintenant, la plupart des gens recherchent et réservent leurs séjours tout seul en ligne. Ces personnes-là sont donc un peu livrés à elles mêmes. Dans ce processus, ce qui prend le plus de temps et ce qui est compliqué, c’est de trouver et comparer les offres. Nous estimons, nous, que l’humain est beaucoup moins performant qu’un algorithme pour comparer beaucoup d’offres. Weekendr automatise complètement cette comparaison. Cependant, nous allons mettre l’humain, ou plutôt le remettre sur des problématiques où il y a plus de valeur tel que le choix des destinations, trouver les activités intéressantes, assurer un service client impeccable et chaleureux et l’accompagnement du client tout au long de son voyage. Pour le moment, dans tout cela, les machines ne sont pas encore capables d’être aussi performantes qu’un humain. Sur ces sujets, les gens préfèrent plutôt parler à un humain.

Les économies que l’on arrive à faire sur la recherche, on peut les réinvestir sur des services qui ont complètement disparus, parce que maintenant quand on achète des services en ligne, il n’y a plus de suivi après. Plus personne ne te dit comment tu dois procéder, ni qui t’accompagne tout au long de ton séjour.

 

  • Trouve tu que c’est devenu trop compliqué d’atteindre ta clientèle et de la fidéliser sans le contact humain ? 

Oui bien sûr c’est plus compliqué. Le digital me permet d’atteindre beaucoup plus de personnes à travers le monde. C’est vrai qu’on n’a pas le logo de l’agence qui fait appel aux gens tous les jours lorsqu’ils passent dans la rue devant l’agence et qui les rends curieux et confiants. Je ne sais pas vraiment si c’est plus difficile ou pas. On a pas du tout connu la rencontre du client en physique mais je sais que le digital nous permet d’aller plus loin et de rencontrer des personnes qu’on n’aurait jamais rencontrer si on avait eu une agence physique. Le digital nous permet d’aller au-delà des frontières.

 

  • Selon toi, quelles améliorations pourrait-on apporter au digital pour que les gens aient plus confiance ? 

Faire en sorte que la clientèle ait confiance en nous, une agence digitale, c’est notre but. Il est vrai qu’il y a un énorme problème de confiance dans beaucoup de sites de voyages et je pense que c’est parce que le voyage aujourd’hui est devenu une commodité. Les gens vont plus à la recherche du meilleur prix, qu’à la recherche de la qualité. Les offres elles-mêmes se différencies plus par leur prix que par leurs services. Cette course au meilleur prix fait que les marges sont de plus en plus faibles ce qui fait que les acteurs en ligne essayent de faire acheter aux clients des services supplémentaires pour essayer de s’en sortir. Ce qui crée un sentiment hyper désagréable pour le consommateur, qui va par la suite avoir l’impression qu’on essaye de l’arnaquer.

Le but de Weekendr est d’essayer d’arriver justement à recréer une spirale plus positive en innovant sur la qualité et le service pour que le client soit prêt à payer un peu plus pour avoir plus. C’est important pour nous que l’intention parte d’eux-mêmes. Qu’ils se disent qu’ils méritent de voyager dans de meilleures conditions et qu’ils ne choisissent pas un voyage de mauvaise qualité. Il existe déjà de nombreux marchés qui ont réussi à le faire. Comme par exemple Apple dans le secteur de l’informatique ou ici le prix n’a aucune importance, du moins il n’est pas le premier facteur à la décision du consommateur.

 

Interviewé : Thomas, cofondateur de Weekendr

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